vendredi, août 27, 2010

L'euthanasie et le suicie assisté - la dignité bafouée

Écrit par : Doris Gagnon à 2:09 PM

Ce qui suit est un mémoire que j'ai rédigé pour la "Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité" qui devrait se promener dans la province au cours de l'automne 2010.

Introduction

Dans le débat entourant l'euthanasie et le suicide assisté, il est important de bien décortiquer les concepts afin d'y voir clair. Puisqu'il est question de vie et de mort, nous ne pouvons pas nous contenter de slogans; nous devons examiner les faits, chercher ce qui se passe en réalité. Lorsqu'on regarde cette question de plus près, lorsqu'on gratte le verni des euphémismes, que trouve-t-on?

Nous y trouvons un désir de redéfinir la condition humaine. Les revendications d'autonomie et de dignité sonnent creux lorsqu'on constate que ces « morts assistées » seront décidées, non pas par le mourant, mais par son médecin (ou un comité d'éthique quelconque). Nous sommes devant un utilitarisme qui insiste que le simple fait d'être humain n'est pas suffisant pour que l'on reconnaisse la dignité d'une personne.

Nous y trouvons aussi ce qui semble être une volonté de redéfinir ce qu'est la profession médicale. La profession médicale, en acceptant cette pratique trahirait sa vocation première : celle de ne faire aucun mal, primum non nocere.

Nous y trouvons aussi une justification pour des pratiques difficilement justifiables. L'euthanasie et le suicide assisté sont si difficiles à justifier que ceux qui les revendiquent nous promettent de les encadrer avec des balises strictes. Par ailleurs, les mêmes balises sont maintenant presque toutes disparues dans les pays qui ont légalisé ces pratiques.

Euthanasie et suicide assisté – qu'en est-il vraiment?

Dans le document de consultation « Mourir dans la dignité », l'euthanasie est définie ainsi : « Acte qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d'autrui pour mettre fin à ses souffrances »1. Selon cette définition, parce que le terme « souffrances » n'est pas qualifié; on pourrait tuer quelqu'un qui a mal aux dents et ce serait de l'euthanasie. Bien entendu, il ne se trouverait aucun médecin qui accèderait à une telle demande.

Ce que revendiquent ceux qui cherchent à légaliser l'euthanasie, c'est que quelque part entre le mal de dents et la mort imminente, le médecin puisse avoir le droit de donner la mort. Donc, bien que l'allégement de la souffrance se trouve à être la motivation pour l'euthanasie, il n'en est quand même pas la justification. Cette justification se trouve dans le jugement que la vie d'une personne ne vaut pas la peine d'être vécue2. Il en va de même pour le suicide assisté. Aucun médecin n'accéderait à la demande de suicide assisté d'un patient dont il juge que la vie vaut encore la peine d'être vécue.

Le suicide assisté et l'euthanasie, volontaire ou non, impliquent un jugement de valeur porté sur une personne. C'est un jugement sans appel, puisque « donner la mort » est un acte irréversible.

Une autonomie illusoire

Le Dr. Marcel Boisvert a dit devant cette commission : « L’autodétermination ne se limite donc pas à pouvoir accepter ou refuser un traitement. C’est de pouvoir choisir librement entre vivre ou mourir »3. Or, l'encadrement même qui est proposé à la pratique mine cette autodétermination. Selon le manifeste de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD), « la pratique de l’aide à mourir est essentiellement encadrée par la demande libre, éclairée et  réitérée du patient, la  confirmation de son aptitude à décider et la consultation auprès d’un deuxième médecin »4. Puisqu'un médecin n'accédera pas aveuglément à toute demande d'euthanasie5, le jugement ultime sur la valeur de sa vie échappera au patient lui-même. Même si dans bien des cas, patient et médecin auront pris la même décision, il est illusoire de parler d'autonomie pour le patient.

La légalisation de l'euthanasie reviendrait donc à donner à une certaine classe de la société, dans ce cas, les médecins, le pouvoir de décider de vie ou de mort pour les autres. Loin d'assurer l'autonomie du patient, la revendication du « droit de mourir » « rend la personne entièrement dépendante de ce qui n’est pas elle, puisqu’elle remet sa vie aux autres, tout en l’isolant des rapports humains, puisqu’elle instrumentalise les autres hommes pour son seul compte »6.

Lorsque nous parlons de situations de fin de vie, de maladie incurable ou de handicap profond, pouvons-nous vraiment parler de la liberté de choisir du patient? « [L]a vie et la mort ne se présentent pas comme deux options également ouvertes, car la vie n’est simplement plus envisagée comme une solution possible au dilemme. La mort s’impose de fait à l’esprit de l’individu ; tout en se croyant libre, il se précipite dans la seule voie qui s’ouvre devant lui7. »

Pouvons-nous vraiment, comme société, cautionner le jugement que certains individus vulnérables portent sur eux-mêmes comme étant indignes de vivre ? Voulons-nous vraiment accorder à un groupe de personnes, en vertu de leur formation médicale, le pouvoir de décider quelles vies sont dignes d'être vécues? Sommes-nous vraiment prêts à accepter la mort par décret bureaucratique?

La dignité humaine

La dignité humaine est ce respect que l'on doit à un être humain en tant qu'être humain. Il ne peut y avoir de véritable dignité que si celle-ci est universelle. Elle est inaliénable, ce qui veut dire que personne ne peut s'en défaire soi-même et que personne ne peut en priver autrui. La revendication de certains voulant que d'autres auraient le devoir de les tuer afin de préserver leur dignité est une admission tacite que ce respect leur est dû par le simple fait qu'ils sont des êtres humains. Si la dignité peut se perdre avec la maladie, la faiblesse, l'âge, le handicap, c'est que seule la force peut commander le respect. Seuls ceux qui sont utiles auraient de la valeur. C'est un utilitarisme très commode pour notre société de consommation. Or, un état de droit ne peut reposer sur la loi du plus fort. La raison d'être du droit, c'est de protéger les plus vulnérables. Ce qui est revendiqué par les tenants de l'euthanasie n'assure en rien l'autonomie de la personne, mais revient à donner le pouvoir à certains de nier la dignité humaine des autres.

Le mot dignité a été détourné de son sens par ceux qui cherchent la légalisation de l'aide à mourir. Ce qu'ils appellent dignité est plutôt l'estime de soi. Ce qui est perdu lors de cette déchéance physique en fin de vie, c'est l'estime de soi. On se voit privé des capacités les plus fondamentales, on se sent humilié. De plus, il arrive parfois que l'on voit dans le regard de l'autre qu'il y manque le respect qui nous est dû en tant qu'être humain. Ce manque de respect augmente d'autant la souffrance du malade car il se sait incapable de s'imposer à l'autre. Le problème est qu'il ne devrait pas avoir à le faire. Un véritable humanisme sait reconnaître la dignité de chaque être humain. En acceptant la pratique de l'euthanasie et du suicide assisté, c'est notre société qui en sera diminuée. Nous aurons perdu la capacité de reconnaître pleinement l'humanité de l'autre, nous le jugerons selon des critères arbitraires. Nous aurons aussi perdu la capacité d'accepter notre propre impuissance, notre propre finitude humaine. Nous nous serons déshumanisés, un processus qui est déjà en marche dans notre société.

Le droit de mourir

Les défenseurs de l'euthanasie et du suicide assisté revendiquent un « droit de mourir ». En réalité, ce qu'ils cherchent, c'est l'autonomie de choisir le moment et la manière de mourir.

S'il existe vraiment un « droit de mourir » celui-ci devrait remplir certains critères. Prenons comme exemple le droit à la liberté. Si c'est un droit humain fondamental, il doit toujours avoir existé, il doit s'appliquer à tous et il oblige le respect. Le droit à la liberté existe pour une personne tout au long de sa vie. Ce n'est pas parce que quelqu'un a atteint un certain âge qu'on peut en faire un esclave. Or, les défenseurs de l'euthanasie veulent faire cette distinction : ils n'accordent pas le « droit de mourir » à une personne pendant qu'elle est en bonne santé, mais seulement si elle est malade et en proie à de grandes souffrances.

Chaque être humain a droit à la liberté, pas seulement les bien-portants. Le « droit de mourir » est limité à ceux qui sont malades. Pas d'universalité, ce soi-disant droit est réservé à ceux qui répondent à certains critères.

Le droit à la liberté oblige qu'on le respecte. C'est pourquoi on condamne ceux qui le violent. Les balises proposées par les tenants de l'euthanasie et du suicide assisté démontrent qu'il n'existe aucun « droit de mourir ». Ces balises auront été établies arbitrairement par des fonctionnaires et législateurs et seront appliquées par des médecins. Si certains se voient refusés ce « droit de mourir », personne ne condamnera les décideurs.

N'oublions pas aussi que le concept d'autonomie a ses limites. Ces limites sont tacitement admises par les défenseurs de l'euthanasie et du suicide assisté lorsqu'ils parlent de balises. Eux-mêmes reconnaissent que nous ne pouvons pas simplement accéder à toute demande de mourir. Il n'existe pas un « droit de mourir », même ceux qui le revendiquent ne se sentiraient pas dans l'obligation de le respecter.

Une véritable compassion

On voit souvent le mot compassion utilisé pour encourager les gens à accepter l'euthanasie. La compassion, qui veut dire « souffrir avec », est une émotion et non une vertu. Avoir de la compassion n'assure pas en soi d'avoir la bonne solution. On peut aussi faire preuve de fausse compassion. Par exemple, un homme pauvre pourrait être porté à voler pour soulager la pauvreté de sa mère qui est veuve. Bien que motivé par la compassion, il demeure que cet homme a fait quelque chose de mal.

Est-ce que tuer quelqu'un qui souffre est vraiment la bonne solution ? Les médecins n'ont-ils pas la responsabilité de poursuivre les recherches pour trouver toujours de meilleurs moyens d'alléger les douleurs? Quant aux souffrances mentales, ne devrait-on pas avoir recours à la psychiatrie afin d'être assurés que la personne ne souffre pas de dépression ? Comment savoir si une personne qui se fait euthanasier ne ressent aucune souffrance existentielle pendant les dernières secondes de sa vie? N'est-il pas un peu facile de simplement la tuer sans avoir fait l'effort de chercher à répondre à ses besoins psychosociaux et spirituels?

La trahison des clercs

Le Collège des médecins du Québec veut inclure l'euthanasie dans un « continuum de soins appropriés en fin de vie »8. Tout un euphémisme! Malheureusement, ils n'expliquent pas en quoi l'euthanasie est justifiée. C'est prendre comme postulat ce qui doit encore être prouvé. Ce genre de tactique outre-passe le débat entièrement. L'acte de donner la mort n'est pas un acte médical, ce n'est pas un soin. N'importe qui peut administrer une dose mortelle.

L'euthanasie affecte gravement la relation médecin/patient. Puisque l'euthanasie repose sur un jugement de qualité de vie posé par le médecin, comment savoir que celui-ci fait tout en son possible pour son patient? Si une personne se trouve handicapée après un accident de voiture, comment savoir que son médecin n'a pas déjà décidé que sa vie ne vaut pas la peine d'être vécue dans cette condition ? Puisqu'une solution aussi facile que de simplement donner la mort aux « cas exceptionnels » fera partie des soins, quelle sera la motivation de la communauté médicale de poursuivre des pistes de guérison et de soulagement beaucoup plus exigeantes ? Il en coûte 50$ pour une prescription létale, mais des milliers de dollars pour soigner une personne jusqu'à sa mort naturelle9. C'est un raccourci très tentant. Déjà, en Oregon, le régime de santé de l'état (Oregon Health Plan) envoie des lettres de refus de remboursement pour des médicaments contre le cancer contenant quand même un gentil petit rappel que l'ordonnance pour le suicide assisté est couverte par le régime10.

De plus, il serait irresponsable pour un médecin d'acquiescer à l'euthanasie ou au suicide assisté alors que les avancées médicales se font fréquentes et souvent radicales. Pensons simplement aux avancées dans le domaine de l'informatique et de la robotique. Des personnes lourdement handicapées ont maintenant la possibilité de communiquer et de se déplacer grâce à des ordinateurs et à la robotique. Sans ces machines, certains diraient que leurs vies n'en valent pas la peine.

La Dre Jana Havrankova dans son mémoire devant cette commission a dit qu'un médecin « qui privilégie les valeurs du patient au-delà des siennes propres, serait digne de confiance »11. C'est plutôt le contraire, un médecin prêt à violer sa propre conscience pour obéir à son patient aujourd'hui sera prêt à la violer demain pour obéir à une bureaucratie qui croule sous le poids démographique. Désirons-nous vraiment que nos médecins deviennent de simples exécutants? Les médecins n'auront-ils plus la liberté de conscience? Ceci serait une grave atteinte à la dignité humaine des médecins.

Certains médecins pro-euthanasie vont même jusqu'à accuser leurs collègues en soins palliatifs d'acharnement moral12. Étant donné que l'euthanasie et le suicide médicalement assisté impliquent que la décision ultime repose sur le médecin (puisque c'est lui qui a le pouvoir de ratifier le choix du patient et l'accès exclusif aux médicaments), nous nous trouvons ici devant un nouveau paternalisme : celui qui dit « ne vous inquiétez de rien, j'ai la solution à votre problème si jamais vous décidez d'en finir. » C'est un paternalisme qui refuse sa propre impuissance devant la souffrance et qui choisit d'amener le mystère de la mort sous son contrôle technologique. C'est refuser la condition humaine :

Il faut prendre conscience, rappelle Mme Suzanne Rameix, que l’homme ne peut vaincre la finitude; le handicap, la mort, l’angoisse existentielle, le deuil, la vieillesse appartiennent à l’existence humaine. Sauf à tomber dans cette logique de maîtrise qui nous conduirait à supprimer le handicapé, à précipiter la mort, à « gérer » le deuil, à prôner « le vieillissement réussi », etc. Nous n’avons pas à demander à la médecine de produire une forme de surhumanité13.

L'euthanasie est l'envers de la médaille de l'acharnement thérapeutique. D'un côté, un tiers agit sur une personne pour lui préserver la vie à tout prix. De l'autre, quelqu'un demande à un tiers d'agir sur sa personne pour hâter sa mort. L'un et l'autre sont un recours à la technologie pour exercer une maîtrise sur la mort, d'un côté pour la retarder, et de l'autre pour la devancer. Vouloir devancer la mort est un refus du mystère qu'est chaque être humain. C'est un refus de compassion, un refus de souffrir avec le patient. Ne sommes-nous pas ici devant un désir de trouver une solution technologique et rapide à un problème profondément humain?

L'euthanasie est un raccourci. Le rapport Leonetti est éloquent :

L’euthanasie apparaît ainsi comme un geste toujours commis par facilité et ignorance : facilité d’une décision faisant fi de la complexité du questionnement éthique, négligence des rapports de confiance avec le malade, méconnaissance des techniques médicales aptes à alléger les souffrances du malade et ignorance des principes mêmes de l’éthique du soin. L’unique certitude qu’a l’auteur de l’acte d’euthanasie est que son geste entraînera la mort : son pouvoir homicide est son seul savoir14.

En se voyant confié des décisions qui ne sont pas d'ordre médical, mais un jugement sur la dignité de la personne, le médecin, un être humain faillible, s'ingère dans une sphère qui n'est pas la sienne. En voulant inclure l'euthanasie dans un « continuum de soins », les médecins ont décidé par eux-mêmes ce qui est bien ou mal. Ils s'érigent en maîtres absolus alors qu'ils devraient pratiquer leur science avec toute humilité.

Des balises glissantes

Certains veulent nous rassurer contre de possibles dérives vers l'euthanasie involontaire. Le raisonnement justifiant l'euthanasie contient en lui-même un fondement théorique qui tend vers ces dérives. Parler du « droit de mourir » implique aussi l'obligation de la part de l'État de voir à ce que ce droit soit respecté. Si l'on accepte que certaines vies ne valent pas la peine d'être vécues, ce ne sera pas tous les gens se retrouvant dans cette situation qui seront aptes à faire ce choix. Si, pour certaines personnes, vivre est un mal et mourir est un bien, serait-ce juste de réserver le « bienfait » de mourir à seulement ceux qui sont aptes à le demander ? Tôt où tard, ce « droit » sera élargi aux autres.

Une étude néerlandaise révèle que les médecins mettent plutôt l'emphase sur les symptômes physiques lors de leurs décisions concernant des demandes d'euthanasie15. Si un médecin juge que certaines conditions physiques rendent la vie invivable, et que, de toute façon, ultimement, la décision leur revient, quel obstacle reste-t-il à l'euthanasie involontaire ? Nous dépassons ici l'argument de la pente glissante. Aussitôt que nous ouvrons la porte à l'euthanasie, c'est que nous avons accepté que certains devraient avoir le pouvoir de donner la mort à ceux qu'ils jugent indignes de vivre. Il ne reste plus bien loin à tomber, nous sommes déjà rendus au bas de la pente.

Nous voyons cette dérive balisée dans l'évolution législative de l'euthanasie aux Pays-Bas. Ayant été tolérés par le système judiciaire depuis les années 1970, l'euthanasie et le suicide assisté ont été balisés par la profession médicale et le système judiciaire au début des années 198016. Il s'agissait alors de limiter ces pratiques aux personnes en phase terminale qui étaient aptes à donner un consentement éclairé. En 1984, la Cour suprême étendit le critère d'admissibilité à ceux qui souffraient de maladies chroniques et aux personnes âgées qui le demandaient. En 1986, des associations médicales et d'infirmières ont établi des consignes pour encadrer la pratique. Cinq critères étaient proposés17:

  1. 1.la demande du patient doit être volontaire;
  2. 2.la demande doit avoir été bien réfléchie;
  3. 3.le patient doit avoir un vœux persistant de mourir;
  4. 4.la souffrance du patient doit être intolérable;
  5. 5.le médecin doit consulter avec un autre collègue.

En 1994, la Cour suprême jugea que la souffrance mentale justifiait aussi le recours au suicide assisté18. Un nouveau règlement d'administration élargit les critères pour inclure les personnes éprouvant des douleurs mentales aiguës.

En 2002, dans la loi légalisant l'euthanasie et le suicide assisté, les critères s'étendent aux patients d'au moins 12 ans (le consentement parental est exigé jusqu'à 15 ans)19. En 2004, le protocole de Groningen permet aux médecins d'euthanasier des enfants de moins de 12 ans sans grand risque de poursuites de la part du procureur général hollandais s'ils adhèrent strictement aux stipulations suivantes :

  1. 1.la présence de souffrances intolérables et sans espoir;
  2. 2.le consentement des deux parents;
  3. 3.un diagnostic et un pronostic certains
  4. 4.le diagnostic et le pronostic confirmés par un médecin indépendant;
  5. 5.une exécution de « l'interruption de vie » selon les normes20.

Cette année, un groupe néerlandais a fait circuler une pétition demandant que les personnes de 70 ans et plus puissent demander le suicide assisté s'ils sont fatigués de vivre mêmes s'ils sont bien portants21. Il sera bien difficile pour le parlement néerlandais de nier à ceux-ci ce qu'ils ont accordé comme droit à d'autres.

Il y a aussi amplement d'évidence qu'il y a des dérives bureaucratiques en Hollande et que les balises ne sont pas respectées. Même le Comité des droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies, loin d'être une organisation pro-vie, a émis un avertissement à ce pays pour l'encourager à reprendre le contrôle de la situation22.

Selon le Dr. Herbert Hendin, la moitié des médecins Hollandais ne voient aucun problème à suggérer l'euthanasie à un patient23, ce qui mine le consentement libre et éclairé. L'évidence de milliers de cas d'euthanasie involontaire par année est assez alarmant. Un quart des médecins ont avoué avoir tué un patient sans son consentement, et un autre tiers envisageraient de le faire24.

Une fois l'interdiction de tuer un être humain innocent levée, ce n'est pas sur une pente glissante que l'on se retrouve mais bien sur une patinoire verticale, car qui peut refuser aux uns un droit qui est accordé à d'autres sur la base de critères arbitraires ?

Certains prétendent qu'il vaut mieux une pratique de l'euthanasie bien encadrée que ce qui ce fait déjà clandestinement dans les établissements de santé du Québec. Premièrement, il faut s'assurer que nous parlons vraiment d'euthanasie. Il semble exister une réelle confusion entre la sédation palliative et terminale et l'euthanasie auprès du corps médical et de la population. Il serait intéressant que les sondages réalisés par les associations médicales soient répétés en utilisant les définitions que la commission a proposé dans son document de consultation « Mourir dans la dignité ». De toute façon, le fait que l'euthanasie serait déjà pratiquée clandestinement n'est pas plus une raison pour la légaliser. Le vol et le viol se pratiquent clandestinement, devrait-on les légaliser afin que leur pratique soit mieux encadrée pour assurer la sécurité de tous ?

Certains s'interrogent sur la valeur d'une loi qui n'est pas respectée par les juges parce que les peines pour les cas de suicide assisté ont été très légères ces dernières années25. C'est un fait notoire qu'au Canada, les peines pour les cas de pédophilie sont moins dures qu'ailleurs dans le monde. Cela serait-il une indication que notre société est prête à tolérer ce crime?

Une question de droits humains

L'euthanasie est au fond une question de droits humains. Lorsqu'une société décide de donner le droit de tuer à une classe de personnes, elle n'est plus fondée sur la justice. Margaret Somerville donnait l'exemple intéressant dans son mémoire que lorsqu'elle avait proposé à un groupe de médecins que l'euthanasie soit exécutée par des avocats, un médecin s'est écrié « on ne peut pas donner le droit de tuer aux avocats! 26. Qu'est-ce qui fait que les médecins se placeraient au-dessus du commun des mortels (où du moins des avocats) pour qu'un même geste soit considéré compassion ou meurtre selon celui qui l'exécute?

Conclusion

Mourir dans la dignité, ce n'est pas de se faire tuer ou de se faire aider à se suicider par un professionnel de la santé qui aura jugé bon que la vie de son patient ne vaut plus la peine d'être vécue. Mourir dans la dignité, c'est d'être entouré de personnes qui reconnaissent la dignité inhérente du patient, qui font tout en leur possible pour soulager les douleurs, tant physiques que morales, et qui font preuve de compassion. La vraie compassion, comme le véritable amour, ne prend pas de raccourcis, ne cherche pas à avoir une maîtrise totale sur la situation par le biais de la technologie. La vraie compassion accepte la finitude de l'être humain, accepte sa propre impuissance, accepte de souffrir avec l'autre plutôt que se débarrasser de celui qui souffre. La légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté est une véritable boîte de pandore. Dès qu'on entrouvre cette porte, les balises qu'on aura bien voulu y coller sauteront l'une après l'autre, toutes suivant la même logique : si ces « morts assistées » sont un bien pour certains, on ne pourra pas les refuser aux autres. L'expérience dans les pays les ayant déjà légalisées le démontre clairement. Une société juste ne peux pas donner à une classe de citoyens le droit de tuer les autres. Que ce soient des médecins ou des fonctionnaires spécialement formés, nous devons refuser de donner à des êtres humains faillibles le droit de vie ou de mort sur leurs concitoyens.


  1. Commission de la santé et des services sociaux. « Document de consultation Mourir dans la dignité ». Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. 2010. (Page consultée le 18 juin 2010)
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  2. Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité. Site de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, [En ligne]. (Page consultée le 30 juin 2010). Dans le manifeste de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD), on trouve les justifications suivantes :
  3. Le concept de dignité est personnel. De même, l’appréciation de la douleur et de la souffrance est subjective et seulement le patient peut témoigner de son caractère intolérable. Cela signifie que l’appréciation finale de sa condition d’existence revient au patient. (...)
    La perte  même de son identité vide la vie de tout son sens et rend pour certains la vie indigne d’être vécue.
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  4. Boisvert, Marcel. Mémoire déposé lors du mandat « Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre du mandat sur la question du droit de mourir dans la dignité », Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. p.3. (Page consultée le 28 juin 2010).
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  5. AQDMD. Manifeste. Site de l'AQDMD. [En ligne]. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  6. Pasman, H R W et al. 2009. « Concept of unbearable suffering in context of ungranted requests for euthanasia: qualitative interviews with patients and physicians ». British Medical Journal. [En ligne]. BMJ 2009;339:b4362 http://www.bmj.com/cgi/content/full/339/nov16_1/b4362 (Page consultée le 28 juin 2010).
  7. Les auteurs constatent que les médecins n'ont pas la même impression du concept de « souffrance intolérable » que les patients. Il est intéressant de noter que les auteurs encouragent les médecins à élargir leurs critères d'évaluation des souffrances de leurs patients.
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  8. Leonetti, Jean. « Rapport d’information Solidaires devant la fin de vie », Site de l'Assemblée nationale française, [En ligne]. n. 1287, tome 1, décembre 2008, p. 123. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  9. Leonetti, p. 117.
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  10. Collège des médecins du Québec. Mémoire déposé lors du mandat « Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre du mandat sur la question du droit de mourir dans la dignité », Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. p.5. (Page consultée le 28 juin 2010).
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  11. Donaldson James, Susan. . ABC News. [En ligne]. 6 août 2008. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  12. ibid.
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  13. Havrankova, Jana. Mémoire déposé lors du mandat « Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre du mandat sur la question du droit de mourir dans la dignité », Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. p.6. (Page consultée le 28 juin 2010). ibid.
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  14. Boisvert. p. 3
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  15. Leonetti, p. 123
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  16. Leonetti, p. 130
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  17. Buiting, Hilde. et al. « Reporting of euthanasia and physician-assisted suicide in the Netherlands: descriptive study » . BMC Medical Ethics. [En ligne]. 27 Octobre 2009;10:18. (Page consultée le 30 juin 2010).
    (retour au texte)

  18. National Legal Center for the Medically Dependent & Disabled, Inc. « Physician-assisted suicide and euthanasia in the Netherlands: a report to the House Judiciary Subcommittee on the Constitution ». Issues in Law & Medicine [En ligne]. 22 Decembre 1998. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  19. ibid.
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  20. Sheldon, Tony. « The doctor who prescribed suicide: Was the Dutch psychiatrist Dr Boudewijn Chabot right to help a sane, healthy woman to take her own life? ». The Independent. [En ligne]. 30 juin 1994. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  21. Commission de la santé et des services sociaux, p. 35
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  22. Verhagen, E. et Sauer, P.J.J. « The Groningen Protocol — Euthanasia in Severely Ill Newborns » New England Journal of Medicine. [En ligne] Volume 352:959-962 no. 10. 10 mars 2005. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  23. « Tired of life? Group calls for assisted suicide. » Dutch News.nl. [En ligne]. 9 février 2010. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  24. « Euthanasie : les Pays-Bas mis en garde par les Nations-Unies ». Site de Généthique [En ligne] (Page consultée le 30 juin 2010).
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  25. Hendin, Herbert. « The Case Against Physician-Assisted Suicide: For the Right to End-of-Life Care ». Psychiatric Times. [En ligne]. Vol. 21 No. 2 (Page consultée le 30 juin 2010).
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  26. ibid.
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  27. Martel, Joane. Mémoire déposé lors du mandat « Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre du mandat sur la question du droit de mourir dans la dignité », Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. p.11-12. (Page consultée le 30 juin 2010).
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  28. Somerville, Margaret. Mémoire déposé lors du mandat « Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre du mandat sur la question du droit de mourir dans la dignité », Site de l'Assemblée nationale du Québec. [En ligne]. p.18. (Page consultée le 30 juin 2010).
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samedi, mars 21, 2009

Développement et Paix et l'avortement

Écrit par : à 1:31 PM

L'Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix est l'organisme officiel de solidarité internationale de l'Église catholique au Canada. Présentement, leur campagne annuelle, Carême de partage, bât son plein dans nos églises canadiennes. Beaucoup de Catholiques donnent généreusement à cet organisme, se fiant au fait que c'est officiellement approuvé par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Malheureusement, cette confiance est mal placée. Le 12 mars dernier, LifeSiteNews.com a rapporté que Développement et Paix a financé cinq organisations pro-avortement Mexicaines. (source : http://www.lifesitenews.com/ldn/2009/mar/09031210.html - en anglais seulement)

Ces organisations partenaires sont :

PRODH - Centro de Derechos Humanos Agustín Pro Juárez (Centre des droits humains) - ($24,000 CAD pour l'année 2007-2008),

RMALC - Red Mexicana de Acción Frente al Libre Comercio (Réseau mexicain d'action face au libre-échange) ($36,000 CAD),

CIEPAC – Centro de Investigaciones económicas y políticas de Acción comunitaria (Centre de recherches économiques et politiques pour l'action communautaire) ($40,000 CAD),

CENCOS – Centro Nacional de Comunicación Social (Centre national de communication sociale) ($30,000 CAD),

Red "Todos los derechos para todos" Réseau “Tous les droits pour tous" ($40,000 CAD).

Trois de ces partenaires de Développement et Paix, le PRODH, le RMALC et le CIEPAC, sont signataires du Rapport sur la situation des droits humains au Mexique élaboré par des organisations de la société civile (voir le document sur le site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) ici : http://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session4/MX/JS1_MEX_UPR_S4_2009_CentrodeDerechosHumanos-MiguelAgust%C3%ADnProJu%C3%A1rez_Etal_FR_JOINT.pdf et en espagnol ici : http://www2.ohchr.org/english/bodies/cescr/docs/info-ngos/mexico-coalition_Sp.pdf). Ce document plaide en faveur de la légalisation de l'avortement dans tout le pays et comporte de nombreuses références favorables à la pratique et à la légalisation de l'avortement.

De plus, le PRODH, le Réseau "Tous les droits pour tous" et CENCOS affichent tous de la propagande pro-avortement sur leurs sites web. Le CENCOS agit en tant de porte-parole de groupes tels que "L'Association des catholiques pour le droit de décider" en publiant leurs communiqués de presse.

Le directeur des programmes internationaux de Développement et Paix, M. Gilio Brunelli a déclaré que Développement et Paix n'avait aucune politique en ce qui concerne l'avortement dans le choix de partenaires. Il se réfère aux évêques lorsque vient le temps d'évaluer ces critères, disant que c'est à eux (les évêques) que revient cette responsabilité.

Nous avons là, la confirmation que Développement et Paix ne se soucie pas de vérifier que les activités de leurs partenaires ne vont pas à l'encontre des enseignements de l'Église.

Ce n'est donc pas surprenant, en explorant un peu plus loin, de trouver plusieurs autres partenaires internationaux faisant la promotion de l'avortement :

Au Brésil :

Movimento de Mulheres Camponesas - http://www.mmcbrasil.com.br/ - Elles se sont prononcées contre une enquête sur la pratique de l'avortement au Brésil :


É esta mesma sociedade que permite a fome, a miséria e a ausência total de Direitos Humanos para as mulheres, que permite a morte de milhares de crianças, que quer condenar e julgar a ação das mulheres, que por múltiplas situações precisa fazer o aborto. O aborto é uma experiência traumática e nem uma mulher opta pelo aborto facilmente. Além disso, contamos as milhares de mortes de mulheres, que acontecem pelo aborto clandestino, os números serão sempre contestados porque são justamente clandestino ou invisibilizado, sabe-se que são muitas. É por estes motivos que criminalizar as mulheres que praticam o aborto é um ato de absoluta injustiça e contra os Direito Humanos. Assim, a criação de uma CPI para investigar as práticas de aborto, por aqueles que deveriam garantir os direitos e a justiça no Brasil (cuja maioria são homens), merecem o nosso repúdio e nossa indignação.

Movimento de Mulheres Camponesas – RS

Traduction : Cette même société qui permet la faim, la pauvreté et l'absence de droits humains pour les femmes, ce qui cause la mort de milliers d'enfants, veut juger et condamner l'action des femmes, qui dans de nombreux cas se font avorter. L'avortement est une expérience traumatisante et aucune femme le choisit facilement. En outre, nous avons des milliers de décès chez les femmes, se produisant à cause de l'avortement illégal, les chiffres seront toujours contestés parce que ces avortements sont illégaux ou invisibles, mais on les sait nombreux. C'est pour ces raisons que de criminaliser les femmes qui pratiquent l'avortement est un acte d'injustice et va à l'encontre des droits de l'homme. Ainsi, la création de la CPI pour enquêter sur la pratique de l'avortement par ceux qui devraient garantir les droits et la justice au Brésil (la majorité sont des hommes), mérite notre indignation et notre répudiation.

Mouvement des femmes paysannes - RS

Source : http://www.mmcbrasil.com.br/noticias/171208_cpi_aborto.html


CENTRAC Centro de Açao Cultural - http://www.centrac.org. - Ils revendiquent la légalisation de l'avortement


5. Denunciar a criminalização das mulheres em sua luta pela autonomia e pelo direito a decidir sobre seus corpos e suas vidas na luta pela legalização do aborto. Traduction : 5. Dénoncer la criminalisation des femmes dans leur lutte pour l'autonomie et le droit de décider de leur corps et de leur vie dans la lutte pour la légalisation de l'avortement.

Source: http://www.centrac.org.br/noticia.php?exibe=78


FASE-Federação de Órgãos para Assistência Social e Educacional - http://www.fase.org.br/

O Estado brasileiro tem o dever e a responsabilidade de garantir às mulheres que precisam recorrer ao aborto que possam fazê-lo em condições adequadas à preservação da sua saúde e de sua vida. O SUS, sendo Sistema Público de Saúde, deve assegurar o acesso universal a estes direitos para todas as mulheres de todas as classes sociais. Traduction : L'État brésilien a le devoir et la responsabilité de veiller à ce que les femmes aient recours à l'avortement en s'assurant que ce soit fait dans des conditions appropriées pour préserver leur santé et leur vie. Le SUS et le système de santé publique doivent assurer l'accès universel à ces droits pour toutes les femmes de toutes les classes sociales.

Source : http://www.fase.org.br/v2/pagina.php?id=1504

En Haïti:

L'organisme Fanm Deside semble aussi faire la promotion de l'avortement. En consultant leur présentation (en cliquant le lien au bas de cette page : http://www.fanmdeside.org/presentation.html ) on trouve à la diapositive 16 une référence à l'organisation d'une journée de réflexion sur la dépénalisation de l'avortement. Fanm Deside est aussi citée dans un document du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes comme étant parmi des organisations féministes pro-avortement.


Développement et Paix se défend :

Dans son communiqué du 13 mars, M. Michael Casey, directeur général de Développement et Paix déclare "je peux vous assurer que Développement et Paix respecte les enseignements de l'Église catholique sur la valeur de la dignité humaine. Nous n'appuyons pas des projets qui ne respectent pas cet enseignement, et nous n'appuyons certainement pas des projets liés à l'avortement. Il est franchement irresponsable et diffamatoire de la part de certains rédacteurs d'éclabousser, par des raccourcis tendancieux et non fondés, les initiatives de justice sociale mises de l'avant par nos partenaires." (source)

Suite à ces accusations de M. Casey, LifeSiteNews a décidé de publier l'entrevue intégrale avec M. Brunelli afin de laisser le public décider si les faits rapportés sont des raccourcis tendancieux ou non. Au cours de cette entrevue, M. Brunelli discute de la façon dont le financement de Développement et Paix est attribué à ses partenaires. Il explique que l'organisme possède divers outils pour s'assurer que l'argent se rende aux projets déterminés. Il admet que quelquefois, ils sont au courant qu'une organisation contribuerait, disons, à financer une clinique d'avortement ou pour faire du lobbying en faveur de l'avortement, et d'après lui, cette connaissance est suffisante pour les rassurer que l'argent de Développement et Paix ne sera pas utilisée à ces fins.

M. Brunelli ne semble pas bien comprendre le principe selon lequel l'argent est un bien fongible, que même si vous ne financez pas directement des projets reliés à l'avortement, le simple fait de financer ces organisations leur permet de libérer des fonds pour faire avancer de tels projets.

Dans son Programme intégré 2006-2011, Développement et Paix se donne comme but d'accompagner leurs "partenaires dans leur croissance et leur développement de multiples façons" comme par exemple "en leur fournissant le financement à long terme nécessaire à leur stabilité et à leur autonomie". (p. 22) Comment la direction peut-elle avancer que Développement et Paix ne finance pas des projets liés à l'avortement, si le financement sert à stabiliser l'organisation elle-même, et par conséquent, toutes ses activités?

Dans ce même document, l'organisation met l'emphase sur la participation active des partenaires dans le processus décisionel pour sa programmation : "dès l'étape initiale, les vues de nos partenaires donnent le ton pour les phases suivantes de la démarche de programmation jusqu'à sa révision finale par le conseil national. " (p. 11) Donner autant de pouvoir décisionnel à ses partenaires n'est pas une mauvaise chose en soi, mais cela veut dire qu'il faut choisir méticuleusement les organisations avec lesquelles on veut travailler, si on cherche vraiment à faire respecter les enseignements de l'Église.

Les politiques ne sont pas articulées clairement. À la page 37, on peut lire : "DÉVELOPPEMENT ET PAIX croit qu'on ne peut atteindre une véritable égalité entre les sexes que si les hommes et les femmes collaborent à la promotion des droits des femmes et de leur pleine participation à la société." Il serait naïf de croire que les groupes féministes n'entendent pas dans l'expression "droits des femmes" l'inclusion du "droit à l'avortement". On aurait ici une excellente occasion d'évangéliser. On pourrait dire à ces organisations, "nous financerons votre projet lorsque vous aurez une meilleure vision de la dignité des femmes, de la dignité de la maternité, et de l'horrible injustice qui est commise lorsqu'une mère tue son enfant".

Développement et Paix se vante de mettre d'avant le principe de "l'option préférentielle pour les pauvres", doctrine sociale de l'Église. Comme l'avait souligné le Pape Benoît XVI, alors qu'il était préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cette option, telle que décrite à la Conférence de Puebla (1979) englobe les pauvres et les jeunes. Il note que cette option pour les jeunes se voit en général passée sous silence. (Soucre : Instruction sur certains aspects de la "Théologie de libération" - document en anglais seulement). Ne voit-on pas dans l'avortement une terrible injustice envers les plus jeunes et les plus démunis?

Que font nos évêques?

Ce programme est en place depuis 2006. Les partenaires qui y sont listés sont connus des évêques depuis au moins ce temps. Comment se fait-il que la Conférence des évêques catholiques du Canada, dont relève Développement et Paix, semble apprendre ces faits pour le moins déconcertants par le biais des médias? Où étaient-ils lorsque les décisions concernant cette programmation ont été prises avant 2006? Ne font-ils pas de suivi périodique? Ne demandent-ils pas des comptes à l'organisme? Trois conclusions possibles me viennent à l'esprit :

1. Les évêques sont mal informés - Ils ne sont pas au courant des faits que M. Brunelli a partagés avec le journaliste de LifeSiteNews, ni de ceux concernant le Brésil et Haïti, que j'ai découverts au bout d'une heure de recherche sur Internet. Il faudrait donc réviser la structure organisationnelle de Développement et Paix pour apporter plus de transparence afin d'éviter de telles dérives.

2. Les évêques sont mal formés - Ils sont au courant que certaines organisations ont des activités pro-avortement, mais ils ne comprennent ni la gravité du péché encouragé par ces organisations, ni le principe selon lequel l'argent est un bien fongible. Ils ne réalisent pas que l'argent des fidèles catholiques envoyé à l'étranger sert à faire avancer la cause de l'avortement (même si c'est de façon indirecte) et nuit ainsi grandement à leurs confrères en Amérique latine (et peut-être ailleurs dans le monde) en ces temps où il est évident que ces derniers font face à une bataille ardue pour défendre les enfants à naître et les enseignements de l'Église.

3. Les évêques ont la tête dans le sable mouvant du relativisme - Ils croient que le bien que fait Développement et Paix compense pour ces choix douteux. Cependant, les orientations du programme intégré de 2006-2011 sont aussi problématiques. La majeure partie du financement se retrouve entre les mains de partenaires internationaux qui sont presque toutes des organisations politiques. Il faudrait faire une analyse plus poussée de ce programme, de ceux du passé et de ceux à venir, à la lumière des mises en garde de la Congrégation pour la doctrine de la foi en ce qui concerne la "Théologie de libération" et ses dérives. Depuis des années, dans les publications de Développement et Paix, on ne voit presque plus de références à l'Évangile, à Jésus-Christ, qui est le véritable libérateur, et au péché, qui est le pire des esclavages. Ils semblent avoir une approche exclusivement politique, laissant croire que pour les pauvres des pays du Sud, ce qui importe c'est le changement politique et social. On laisse de côté l'aspect spirituel, comme si les pauvres n'avaient pas, eux aussi, des besoins spirituels.

Dans son message du 19 mars dernier, Mgr James Weisgerber, président de la CECC nous assurait que "la Conférence des évêques catholiques du Canada travaille en étroite collaboration avec cette organisation en vue d'éclaircir ces questions et de veiller, si nécessaire, à ce que des rectifications soient apportées". Espérons que des mesures correctives soient apportés dans les plus brefs délais, dimanche prochain, le 29 mars, étant la grande collecte du Carême de Partage. Espérons que ces mesures ne serviront pas seulement à éliminer toute association au mouvement pro-avortement, mais aussi qu'il y aura une profonde transformation de l'organisme, afin qu'ils puissent répondre à tous les besoins des pauvres, tant spirituels que matériels.

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vendredi, mars 06, 2009

40 Jours pour la vie - Ground Zero

Écrit par : à 10:10 AM

Jeudi dernier, alors que j'était devant l'avortoir, Lucie est passée et m'a saluée. Je connaissais déjà Lucie, l'ayant rencontré durant la dernière campagne des 40 Jours pour la vie. Elle m'avait croisé au même endroit et m'a demandé ce que je faisais. Je lui ai alors expliqué les 40 Jours pour la vie. Elle m'a promis qu'elle allait demander à son groupe de prière de prier avec nous. Au mois de Janvier, je l'ai revue dans le marché By et je lui ai parlé de la nouvelle campagne. Encore, elle m'a assuré de ses prières.

Cette fois-ci (jeudi dernier), Lucie me salue avec un grand sourire et me dit "J'ai de très bonnes nouvelles" et me raconte cette histoire :

"Je marchais par ici l'automne dernier et j'ai vu une dame que je connaissais assise sur un banc devant la porte du 65 Bank. Je lui ai demandé ce qu'elle faisait là. Elle m'a expliqué que sa fille allait se procurer un avortement. Elle avait tenté de convaincre sa fille de ne pas le faire, mais n'avait pas réussi. Je ne pouvais pas rester très longtemps car je devais me rendre au travail, alors je me suis mise à bénis le Seigneur et à prier et je n'ai pas cessé tant que j'étais rendue à mon travail. Deux mois plus tard, je rencontre à nouveau cette dame, et je m'informe de la situation. La dame m'a raconté que peu de temps après mon passage, sa fille est sortie en larmes en disant "C'est un crime, je ne peux pas le faire!" et elle a décidé de garder le bébé."

J'étais très heureuse d'entendre l'histoire de Lucie. C'était tellement encourageant. Nous ne connaîtrons peut-être jamais l'effet de nos prières, du moins, ici-bas. Dieu a envoyé Lucie cette journée-là pour prier pour cette jeune femme. Peut-être que nos prières de l'automne dernier ou encore de cette présente campagne ont aussi eu un effet, tout comme celles des gens qui viennent prier quotidiennement depuis 8 ans pour la fin de l'avortement. Dieu n'est pas un être temporel, tout lui est possible, ne l'oublions pas, car c'est son oeuvre que nous faisons, pas la nôtre. Puisse-t-il amener d'autres laboureurs à la tâche.

Doris

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jeudi, février 26, 2009

40 Jours pour la vie - « Ground Zero » Jour 2

Écrit par : à 11:00 AM

La journée a débuté sur une note positive. Le premier couple que j'ai rencontré semble avoir eu un revirement. Ils sont arrivés avant 8h, avant l'ouverture de l'avortoir. J'ai eu la change d'échanger un peu avec eux et de leur donner des dépliants. Ils ont eu le temps de les lire en attendant dans l'entrée. Lorsque le personnel est arrivé vers 8h, ils sont montés. J'étais bien heureuse de les voir sortir dans l'heure qui a suivi. Cela indique qu'il n'y a pas eu d'avortement.

Pour le reste de la matinée, c'était la routine habituelle. Certaines personnes étaient réceptive à mes propos, plusieurs ne l'étaient pas. À un moment, une jeune femme est sortie prendre une cigarette et jasait avec le gardien (embauché par l'avortoir). Elle lui a dit que le personnel leur enlève les dépliants dès qu'ils arrivent dans le bureau, disant que c'est pour leur propre bien, pour leur éviter un bouleversement. C'est tellement condescendant! Les personnes qui font un gain financier si ces femmes choisissent d'avorter se donnent le droit de leur dire ce qui est bon pour elles. C'est en fait de la censure – ils dictent à ces femmes ce qu'elle peuvent ou ne peuvent pas lire pendant qu'elles attendent leur tour. Et ceci de la part de gens qui se disent pro-choix. C'est exactement ce que j'ai vu hier matin de mes propres yeux lorsqu'une des travailleuses a arraché les dépliants de la main d'une femme à qui je venais tout juste de les donner. Elle n'a pas demandé gentiment à la dame si elle voulait les garder, elle les a tout simplement pris d'un geste assez sec merci. Elle semble tellement éprise de son idéologie qu'elle ne semble pas réaliser à quel point son comportement est dominateur, de peur que ses clientes reçoivent une parcelle d'information qui n'est pas sous son contrôle.

J'ai aussi eu le coeur brisé par les remarques d'une jeune femme qui était sortie prendre une cigarette avec son copain. Ils jasaient avec le gardien au sujet de la campagne des 40 Jours. Je l'ai entendue dire « à mon avis, ça devient un être humain lorsque le coeur se met à battre ». Je lui ai demandé si elle savait à quel point ça arrivait. Elle a répondu: « ça ne me fait rien ». J'ai poursuivit « le coeur se met à battre 21 jours après la conception ». Elle m'a rétorqué : « ça ne me fait rien, et laisse-moi tranquille, ne me parle plus ». Le ton de sa voix laissait clairement entendre qu'elle ne voulait plus me parler, alors je me suis éloignée. Lorsqu'elle est ressortie plus tard, elle était très pâle et on voyait qu'elle avait pleuré. Je sait que le personnel de l'avortoir me blâme probablement, moi, la méchante pro-vie, de lui avoir fait de la peine. Tout ce que j'ai fait c'est de lui expliquer un fait. Elle l'apprendra éventuellemet de toute façon. Que ce soit aujourd'hui ou dans cinq ans, elle se verra tôt ou tard en face d'une vérité qu'elle ne pourra pas évader : elle a fait cesser de battre un coeur de ce qui est, par sa propre définition, un être humain. L'apprendre dans cinq ans ne sera pas plus facile. Du moins, aujourd'hui, elle a su la vérité. Nous sommes engagés dans une véritable bataille pour les coeurs de nos jeunes. Ils se font gaver de tant de mensonges. Combien d'enfants et de femmes devront être sacrifiés sur l'autel de cette idéologie? Je la garde dans mon coeur et mes prières. Que le Seigneur lui apporte la guérison.

Il y a eu un autre revirement probable au cours de l'après midi. J'ai aperçu deux jeunes femmes au coin de Sparks et Bank, juste devant l'entrée du bijoutier Howard's. Elle semblaient chercher une adresse tout en vérifiant ce qui semblait être une carte imprimée sur une page. C'est très probable qu'elles cherchaient 65 rue Bank, puisqu'une recherche sur GoogleMaps nous mène exactement à cet endroit (voir ici). Je les ai approchées pour leur parler et leur donner des dépliants. Elles étaient réceptives et j'ai pu leur parler pour un bon bout de temps. Nous avons dépassé l'avortoir et elles ont continué jusqu'au coin de Queen et Bank. Elles se sont arrêtées, on regardé autour d'elles, consulté leur carte, regarder vers le 65, rue Bank et sont partie.

C'est donc deux revirements hiers et deux aujourd'hui. Bien que nous ne pouvons pas officiellement confirmé que la vie d'un bébé ait été sauvée, c'est quand même un signe encourageant.

Que Dieu soit loué. Un gros merci à nos bénévoles qui viennent prier. C'est ce qui fait la différence. Oui, plusieurs femmes entrent quand même se faire avorter. Nous sommes comme Marie et Jean, veillant au pied de la croix. Notre présence sera le seul amour humain que ces enfants auront connu pendant leur courte existence sur cette planète.

De temps à autre, nous avons la grâce de voir quelqu'un changer leur avis. Somme toute, je crois que c'est nous qui en sommes le plus transformés. Ça s'appelle être un disciple de Jésus.

Doris

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mercredi, février 25, 2009

40 Jours pour la vie - "Ground Zero" - Jour 1

Écrit par : à 11:00 AM

Je me suis rendue à « Ground Zero » vers 7h30. Il y avait la cohue habituelle d'un matin au centre-ville d'Ottawa. Bientôt, des femmes (et le personnel de l'avortoir) se sont mises à arriver. Comme je donnais des dépliants à une femme qui se dirigeait vers la porte, une des travaillantes de l'avortoir passait. Cette dernière les a ôté de la main de la femme et me les a remis. J'ai refusé de les prendre en lui disant « C'est son droit à elle d'avoir cette information ». La travailleuse n'en a rien voulu entendre et les a placés sous la bretelle de mon sac à dos. Au moins elle ne les a pas déchirés comme l'a fait un jeune homme plus tard dans la matinée. Il a dit, en me lançant les pièces au visage : « N'as-tu jamais entendu parler de choix ».

Il n'était pas encore 8h lorsque le proprio du Sauna 63, voyant que les 40 Jours étaient repartis, a décidé d'appeler la police. Ils sont arrivés 40 minutes plus tard (au nombre de 6 constables) et ils ont discuté longuement avec lui. Ensuite ils sont venus me voir. Ils ont pris mes renseignements personnels et m'ont ensuite expliqué les consignes à suivre. J'ai le droit de distribuer des dépliants, j'ai le droit de me tenir sur le trottoir. Je n'ai pas le droit d'entrer dans l'immeuble, ni de lancer mes dépliants à qui que ce soit (ce serait considéré du harcèlement) et que je ne peux pas bloquer l'entrée à qui voudrait entrer. J'ai répondu que c'est précisément le consignes que je m'étais données. Je n'ai pas l'intention d'enfreindre la loi, puisque la loi me permet de faire valoir mon droit à la libre expression. Et tout ceci avant 9h!

Ce qui est le plus encourageant, c'est qu'il y a eu deux revirements, vraisemblablement. Je ne peux pas être certaine qu'on a sauvé la vie d'un enfant, mais c'était quand même encourageant.

Le premier cas est celui d'un jeune couple. Ils semblaient chercher une addresse. Ils sont entrés au 71 rue Bank (juste à côté) et en sont sortir aussitôt. Il se sont dirigés vers le McDonald mais sont revenus plus tard. D'habitude, c'est un signe qu'ils cherchent l'avortoir. Lorsqu'ils se sont dirigés à nouveau vers le 65, je les ai rencontré et offert des dépliants en leur disant « Je sais que les femmes qui entrent dans cette clinique vivent de sérieux problèmes, mais la solution à une grossesse en détresse est de s'occuper de la détresse, pas de mettre fin à la grossesse ». Le jeune homme a pris les dépliants et s'est exclamé « Moi aussi, je suis d'accord ! » tout en regardant la jeune femme avec un air de « je te l'avais dit ». Nous avons parlé un peu plus, et ils sont partis. Je ne les ai pas revu de la journée. Que Dieu les bénisse et les encourage à choisir la vie.

Un peu plus tard, j'ai fait la même chose avec un autre couple qui s'approchait de la porte. Encore une fois, l'homme a pris les dépliants et m'a remercié. Ils sont entrés, mais je les ai vu regarder les dépliants en attendant l'ascenseur. Ils sont sortis pas plus que 30 minutes plus tard (pas assez longtemps pour un avortement qui prend en moyenne 2 à 3 heures). Puisque le site web de l'avortoir indique qu'il ne faut qu'un rendez-vous, je pense qu'ils ont probablement changé d'idée. Je ne peux pas en être certaine, puisqu'ils ne sont pas venus m'en parler, bien qu'en sortant, l'homme m'a fait un signe de tête en partant.

- Doris

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Je me remets à bloguer

Écrit par : à 10:58 AM

Après une très longue période où j'ai négligé de bloguer, je m'y remets. C'est surtout parce que je me suis impliqué davantage dans le mouvement pro-vie et que je vois encore plus le besoin d'en parler.

Je participe présentement à la campagne "40 Jours pour la vie" à Ottawa. J'agis en tant que conseillère de rue, c'est à dire que je donne une dernière chance aux femmes qui se rendent à l'avortoir de Morgentaler (65, rue Bank à Ottawa) d'obtenir des renseignements auxquels elles ont droit. Je les informe de toutes les ressources de soutien à la grossesse. Je les informe aussi des faits scientifiques de la nature de l'être qu'elles s'apprêtent à avorter. Le coeur de ces mamans le sait qu'elles portent une vie en elles, mais elles sont si souvent sous l'emprise d'une fausse idéologie. Certaines sont réceptives, d'autres non. Même pour celles qui choisissent quant même l'avortement, je suis là lorsqu'elles repartent pour les informer des ressources de soutien post-avortement. Malheureusement, la conversion ne se fait pas toujours avant que l'irréparable soit commis, mais il y a de l'espoir, la guérison, la réconciliation avec Dieu, car Dieu ne cesse jamais de nous aimer, c'est nous qui le rejetons.

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jeudi, janvier 04, 2007

La contraception des clercs

Écrit par : à 11:30 AM

François-Marius Granet - Le prêtre à l'autel

François-Marius Granet - Le prêtre à l'autel - Source

Par le R.P. Thomas J. Euteneuer, Président de "Human Life International". Affiché le 6 octobre, 2006 sur son blogue "Spirit and Life". Reproduit avec permission.

Le bien-aimé fondateur de "Human Life International", le R. P. Paul Marx, n'avait pas la langue dans sa poche lorsqu'il s'agissait de ce qu'il appelait la "conspiration du silence" venant des chaires de notre Église sur la question de la contraception, mais son discernement d'il y a vingt et trente ans était en plein dans le mille et le demeure encore aujourd'hui: "Les générations futures", disait-il, "se demanderont pourquoi tant d'évêques et prêtres catholiques de l'Occident n'ont pas vu la contraception comme un mal séminal et la principale cause du rapide déclin de l'Église. Voilà le coeur de la question. Le silence des prêtres sur la contraception est mortel, tant pour l'Église que pour la société.

Encore aujourd'hui, la vaste majorité du clergé catholique refuse de parler de contraception malgré leur obligation morale de le faire. Je peux vous dire que cette situation n'existe pas seulement aux États-Unis; elle s'étend à toutes les parties du monde. Les raisons de cette négligence vont de l'hérésie directe au manque de courage moral à une ignorance sans excuse de la matière. Quelle que soit la raison, l'effet demeure le même: ce que j'appelle la contraception cléricale.

La contraception elle-même est un rejet de la souveraineté de Dieu sur le mariage et un refus d'obéir au commandement du Seigneur d'être "féconds et multiplier". Le prêtre, bien que pas marié, pratique la contraception de cette semence vivifiante de la vérité lorsqu'il refuse de prêcher la foi catholique — intégralement. La foi vient de ce qu'on entend, dit Saint Paul, et c'est par le ministère sacerdotal que le Christ transmet la foi à son Épouse, l'Église, afin qu'elle puisse être féconde et multiplier les âmes qui seront sauvées.

Ceci est probablement la principale raison pour laquelle tant de catholiques aujourd'hui pratiquent la contraception ou se stérilisent et ne voient absolument aucune contradiction à recevoir la Communion tous les dimanches, se croyant en parfaite communion avec l'Église. Ils n'ont jamais été réprimandés sur le fait que la contraception ou la stérilisation sont péchés mortels. Ils n'ont jamais été avertis du danger physique et spirituel de ces pratiques, et ils n'ont jamais été informés de la magnifique et vivifiante alternative à "l'idéologie de l'infertilité" que l'Église a à offrir.

Les prêtres qui gardent le silence sur l'enseignement au sujet de la contraception oublient aussi deux choses très importantes: premièrement, les vocations sacerdotales viennent généralement de grandes familles. Le manquement à prêcher sur l'ouverture à la vie et la générosité envers les enfants a un effet direct sur le nombre d'hommes qui se retrouveront dans les tranchées à l'avenir. Le fait de "contracepter" cet enseignement a le même effet que la contraception dans l'acte conjugal: la stérilité. La stérilité persistante des vocations sacerdotales dans l'Occident est causée par les prêtres qui passent sous silence le fléau de la contraception parmi les laïcs et oublie que leurs propres vocations étaient le résultat de la générosité de leurs parents envers la vie. Les prêtres surmenés récolteront les fruits de leur silence sur la contraception pour bien longtemps.

Deuxièmement, le silence des prêtres au sujet de la contraception a des conséquences éternelles. Le prix de ce silence est la perte d'âmes.

Les hommes et les femmes pratiquant la contraception qui ne sont pas avertis de leur péché et qui donc ne se repentent pas risquent la mort de leurs âmes immortelles, et c'est un scandale d'énorme proportions. Un homme averti en vaut deux, surtout lorsqu'il s'agit de quelque chose de si crucial. Peut-être que le seul danger de conséquence plus sérieuse est le danger encouru par les prêtres eux-mêmes qui ne font pas leur travail : ils risquent leurs propres morts spirituelles, car, à la fin, ils seront redevables de prêcher le plein message de l'Église "de saison ou hors saison".

Tous les prêtres devraient lire le message du Seigneur au prophète Ézéchiel afin de connaître l'importance des enjeux liés au manquement de prêcher l'enseignement du Christ dans sa plénitude : "Quand je dirai au méchant: Tu mourras! Si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang." (Éz. 3:18) Que tous les prêtres prennent cet avertissement à coeur!

Sincèrement vôtre dans le Christ,

R. P. Thomas J. Euteneuer
Président, Human Life International


Dear Doris,
Thank you so much for your interest in Human Life International. By all means please feel free to reprint and translate as you wish. Thanks so much, Lori Hunt Executive Assistant to the President

-----Original Message-----
From: Doris Germain
Sent: Thursday, January 04, 2007 9:50 AM
To: Lori Hunt
Subject: Translation of one of your articles

Dear Rev. Euteneuer,
I have come across one of your articles, "Clerical contraception", here http://www.hli.org/sl_2006-10-06.html and I would like to translate it and add it to the French section of my blog: http://www.dgermain.ca/en/sent/sent.html. Since I try to have both English and French sections of my web site mirror each other, I'd also like permission to reprint the original in the English section. I will, of course, include the credits and a link to the original article on your website.
Thank you in advance for taking the time to consider my request.
May God bless you, and may He greatly bless your ministry.
Sincerely yours in Christ,
Doris Germain,
Ottawa, Ontario, Canada

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mercredi, janvier 03, 2007

La Dre Pia Francesca de Solenni offre beaucoup de matière à réflexion sur le féminisme

Écrit par : Doris Gagnon à 12:36 PM

Albrecht Dürer - Madone à l'oeillet (1516)
Albrecht Dürer - La Madone à l'oeillet (1516) - Source

Note: Merci à M. Stefan Jetchick qui a bien voulu reproduire cet article (revu et corrigé) sur son site Web:

Au cours de la semaine dernière, j'ai assisté à deux événements qui semblent être diamétralement opposés, mais qui ont en fait quelque chose en commun. Le premier de ces événements était la réunion de l'Association étudiante de l'université Carleton du 5 décembre, où une motion fut adoptée voulant que tout groupe s'adonnant à des activités «anti-choix» se verraient refuser la reconnaissance, le financement et l'espace que l'Association met à la disposition des clubs étudiants du campus. Le deuxième était une conférence donnée par la Dre Pia Francesca de Solenni, parrainé par la «Cosmas and Damian Society for Medical Ethics» et le «Ottawa Catholic Physician's Guild», intitulée: «Le véritable sens de la sexualité humaine: L'être vs l'action.»

Àla réunion de l'association étudiante, une jeune féministe, voulant défendre son point de vue, a parlé du foetus comme étant un parasite. Ceux qui sont familiers avec le débat sur l'avortement reconnaîtront facilement que cet argument provient des courants les plus radicaux du féminisme. De ce point de vue, le foetus devient un ennemi et l'avortement un droit de la femme. Cette argumentation révèle cependant une conception de l'être humain, tant de la femme que de l'enfant à naître, qui est profondément fausse.

C'est ici que la conférence de la Dre de Solenni entre en jeu. Elle démontre clairement que l'enseignement de l'Église présente une anthropologie correcte, qui voit en la femme une porteuse de l'Imago Dei. Selon la Dre de Solenni, qui a beaucoup étudié le féminisme à la lumière de l'anthropologie et la théologie thomiste, un des fruits du féminisme est que nous nous retrouvons dans un train-train d'activisme, parce que nous négligeons l'être. Nous devons apprendre à reconnaître notre essence en tant qu'âmes avec des corps. Ces corps sont soit mâle ou femelle, déterminés dès notre conception. Notre féminité ou masculinité est quelque chose que nous apportons à nos activités. Sainte Jeanne D'Arc a dirigé une armée, mais elle n'était pas pour autant moins féminine. Saint Augustin parlait du coeur humain, mais il n'était pas efféminé. (Note: Si je ne présente pas fidèlement les propos de la Dre de Solenni, j'apprécierais être corrigée. J'écris ceci quelques 48 heures après l'avoir entendue. Voici une entrevue qui donne un aperçu de ce qu'elle enseigne.)

Les implications de ce «nouveau féminisme»

Note: Je n'aime pas utiliser des "ismes" pour me référer à la vérité au sujet de l'être humain, puisque la vérité est universelle. Je reconnais, par contre, qu'il faut dénoncer les ravages de l'idéologie féministe, et la Dre de Solenni le fait, justement.

Cette conférence de la Dre Pia de Solenni m'a fait ruminer sur le débat entourant l'avortement. Je crois que cette anthropologie thomiste est souvent oubliée et qu'elle serait un apport considérable à la discussion.

Au niveau fondamental, l'avortement est une question qui touche la notion de personne, en particulier, le statut de l'enfant à naître, et j'en conviens, mais c'est aussi une question qui touche la féminité. (Il était intéressant, au cours de la réunion de l' Association étudiante de l'université Carleton, de voir que les pro-choix/féministes ont eu de la difficulté à répondre lorsqu'une jeune femme a demandé aux membres de l'exécutif s'ils s'opposeraient à un groupe qui chercherait à limiter l'avortement pratiqué en vue de sélectionner le sexe de l'enfant, pratique qui vise souvent à éliminer les foetus de sexe féminin.)

Les personnes pro-vie ont raison d'argumenter pour la reconnaissance des droits des enfants à naître en tant qu'êtres humains, mais tant que les gens ont en tête une anthropologie féministe, qui nie que la maternité, la capacité de porter la vie, est une caractéristique essentielle de la femme, ils mettront les droits de la femme en opposition aux droits des enfants à naître. On peut convaincre une femme que le foetus est une personne humaine à part entière, mais cela n'empêchera pas qu'elle se croie habilitée à en disposer comme bon lui semble, surtout si elle adhère au point de vue d'un féminisme radical qui voit tout dans l'optique d'une lutte des classes entre les sexes (et par extension, entre les femmes et leur progéniture.) Lorsqu'une femme affirme que la vie qui croit en son sein est un parasite, (lien en anglais seulement), elle nie en fait sa féminité. Ce n'est qu'en se voyant en tant que porteuse de l'«Imago Dei» qu'une femme peut se libérer de cette lutte et finalement accepter sa propre essence.

Il est capital de faire comprendre ce point aux personnes pro-choix, car tant qu'ils continuent à nier ce qui est essentiel à la femme (par exemple les chromosomes XX, sa féminité dès la conception), il leur sera tout aussi facile de nier que l'enfant à naître est une personne. Aussi, tant qu'une femme ne se voit pas comme étant créée à l'image de Dieu, elle continuera à se comporter de façon à se retrouver avec une grossesse non désirée, ce qui la laissera vulnérable aux vautours avorteurs.

C'est, au fond, une crise d'identité et souvent les arguments avancés par les pro-choix reviennent à l'affirmation de leur identité, leur droit à disposer de leur propre corps comme elles l'entendent. Ceci est dû au fait qu'elles ont adopté une vision de l'être humain qui nie leur essence fondamentale (en affirmant que le sexe n'est qu'une construction sociale). Il ne leur reste qu'à se satisfaire d'une vague estime de soi et chercher un quelconque pouvoir social, le tout dans un esprit de victimisation qui voit même un embryon comme un ennemi.


La Dre Pia de Solenni a reçu le Prix des Académies pontificales pour sa thèse de doctorat, un travail en théologie thomiste intitulé: Towards an Understanding of Woman as Imago Dei, présenté à l'Université pontificale Sainte-Croix (2003) (ISBN:8883330838).
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vendredi, décembre 08, 2006

Les évêques canadiens pourraient en apprendre d'un membre du parlement

Écrit par : à 11:42 PM

Faisant suite à la défaite de la motion pour réouvrir le débat sur la définition du mariage, les évêques canadiens ont publié un communiqué: Le débat sur la redéfinition du mariage n’est pas clos

En tant que pasteurs et guides spirituels, (nonobstant la Déclaration de Winnipeg) les évêques catholiques du Canada, exhortent tous les catholiques canadiens à :

  • Promouvoir la relation privilégiée d'un homme et d'une femme dans le mariage comme fondement stable de toute société, et qui s'avère le meilleur soutien pour les droits et les besoins des enfants ;
  • Poursuivre la recherche de moyens pour soutenir et aider les couples hétérosexuels, qui, comme le mentionnait la Cour suprême du Canada en 1997 « ont la capacité unique de procréer » et qui ont la responsabilité du soin et de l'éducation de la majorité des enfants au Canada ; (en révoquant la Déclaration de Winnipeg)
  • Inciter les politiciens fédéraux à entreprendre des recherches et des consultations plus approfondies sur les effets à long terme de la redéfinition du mariage civil sur la société et les générations futures ; (Comme une amie anglicane aime dire: "Dieu a tant aimé le monde qu'il n'a pas envoyé un comité. Deux mille ans d'enseignement continu sur le mariage ne sont-ils pas suffisants?)
  • Suivre l'évolution des législations provinciales et territoriales, de même que les politiques, afin de s'assurer qu'elles protègent intégralement la liberté de conscience et de religion, ainsi que la liberté d'expression, pour tous les citoyens, autant dans le domaine privé que public ; (Cette liberté coûte cher, il suffit de le demander aux premiers martyrs chrétiens. Qu'est-ce qui nous fait penser que nous l'aurons gratuitement?)
  • Collaborer avec les différents services publics d'éducation et les commissions scolaires afin de s'assurer que l'enseignement et les ressources didactiques respectent le sens traditionnel du mariage ; (Ouais... le problème est que le système scolaire imbu de socio-constructivisme ne s'accapare pas très bien de l'absolutisme moral de l'Église.)
  • Respecter la dignité de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle, en évitant toute marque de discrimination injuste à l'égard des hommes et des femmes présentant des tendances homosexuelles foncières (Cf. Catéchisme de l'Église catholique, no 2358) ; (Fair enough, finally, a quote from the Catechism.)
  • Prévenir tout changement ultérieur dans la définition du mariage civil, y compris la polygamie. (Pourquoi "ultérieur". Vous concédez par le fait même qu'il peut y avoir redéfiniton.)
  • Insister auprès des partis politiques pour que leurs membres puissent voter librement lorsque des questions d'éthique et de morale mettent en cause notre société, particulièrement en ce qui concerne les droits fondamentaux de liberté de conscience et de religion, telle la définition du mariage ; (Bla, bla, bla, le mariage est sujet à redéfinition, bla bla bla...)
  • Enjoindre le gouvernement fédéral à protéger les groupes religieux qui n'acceptent pas la redéfinition du mariage, contre la remise en cause de leur statut d'organisme de charité. (Bla,bla, bla, surtout, ne nous demandez pas de sacrifier quoi que ce soit pour témoigner de notre foi, bla bla bla...)

Voici ce qu'ils auraient du dire, en tant que nos pasteurs et guides spirituels, ayant notre destin éternel à coeur.

Du député pour Glengarry - Prescott - Russell , Pierre Lemieux:

Comme je l'ai mentionné, je considère que c'est un honneur de pouvoir défendre la définition traditionnelle du mariage devant la Chambre. En outre, je suis un catholique romain. Dans sa sagesse, l'Église nous enseigne ce qui suit:
La communauté profonde de vie et d’amour que forme le couple a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. Dieu lui-même est l’auteur du mariage.
L'Église nous enseigne aussi que le mariage est une alliance par laquelle le mari et la femme expriment leur amour mutuel et se joignent à Dieu pour créer un nouvel être humain destiné à la vie éternelle.
L'un des grands bienfaits du mariage entre un homme et une femme est la procréation, c'est-à-dire l'acte qui permet d'enrichir le monde d'une nouvelle vie. On ne saurait mieux entourer et élever les enfants issus de cet acte que dans le mariage. Nos enfants sont notre avenir et doivent être protégés. La question du mariage doit être revue.
Je rappelle aussi à mes collègues députés que notre carrière de député est en fait bien courte, même lorsque nous la considérons comme longue. Et lorsque nous cesserons d'être députés, nos semblables nous oublieront malheureusement, mais pas Dieu, qui connaît intimement chacun d'entre nous.
Si Dieu lui-même est vraiment l'auteur du mariage, soyons prêts à rendre compte de nos actes devant lui, car nous finirons tous par nous trouver devant lui un jour.
Je vais voter pour la définition traditionnelle du mariage, pour nous, pour mes enfants et pour les autres enfants de notre pays. Je demande à tous les députés de se joindre à moi et, au moment du vote, de défendre et de promouvoir la définition traditionnelle du mariage.
Je conclus mon discours par ceci: « Dieu tout puissant, protecteur des familles, guide-nous dans nos efforts pour défendre le saint sacrement du mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme. Je vous le demande au nom de notre seigneur Jésus-Christ. Amen ».

De grâce, vos Excellences, que votre oui soit oui et votre non soit non, il en est du destin éternel de nos âmes.

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fichiers audio (en anglais) de la réunion de CUSA

Écrit par : à 4:56 PM

Voici des fichiers audio que j'ai enregistré à la réunion du 5 décembre dernier.

La qualité sonore n'est pas la meilleur, j'étais assise à l'arrière de la salle.

Partie I - Quelques questions avant la période de questions.

Partie II - Début de la période de questions.

Partie III

Part IV

Partie V

Partie VI

Partie VII

Part VIII

Partie IX

Partie X

Partie XI

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